Il y a des auteurs comme ça. On les découvre, on lit une seule BD, un seul roman, et l’irrésistible besoin de tout lire de tout savoir d’eux se fait sentir. Marc-Antoine Mathieu fait parti de cette espèce. Mais le plus frustrant c’est qu’il est difficile de parler d’un tel auteur et surtout de parler de ses BD, sans gâcher le plaisir de lecture. Pourquoi faut-il lire MAM. Commençons par l’album de référence, celui qui m’a fait entrer dans cette univers décalé, onirique et diablement intelligent : Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des rêves, tome 1, l’origine.

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Employé au Ministère de l'Humour, J.C. Acquefacques mène une vie paisible dans la cage d'ascenseurs qui abrite tant de monde en cette époque de surpopulation. Mais un jour, notre héros découvre que son avenir est écrit... sur une page de bande dessinée ! Et le voilà entraîné dans une spirale infernale dont Marc-Antoine Mathieu tire les ficelles de main de maître. [Résumé éditeur]

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Les aventures de Julius Corentin sont toujours folles, décalées et brillantes ! Marc-Antoine Mathieu maitrise pleinement le média bande dessinée et s’en joue. Usant de subterfuges dont je ne saurais dévoiler les ficelles tant elles sont parties prenantes dans le plaisir de lecture.

A chacun de ses albums, le lecteur averti ne peut s’empêcher de se poser la question : où va-t-il encore nous mener cette fois-ci ? Evidement la série des Julius Corentin Acquefacques ne déroge pas à la règle, peut-être est-ce même ses œuvres les plus expérimentales, davantage qu’un excellent Sous sol du révolu coédité avec le musée du Louvre ou que 3"ingénieuse histoire suivant le trajet d’un photon à travers une ville en émoi. On trouve dans les aventures de cet antihéros à la fois onirisme et absurde le tout ajusté au poil de cul tel un vrai artisan.

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Alors vous voyez ! De la « poésie ajustée au poil de cul », j’me fous pas de votre gueule ! Une vraie tuerie mentale le truc ! Et quand je dis le « truc » c’est l’ensemble de l’œuvre du bonhomme, parce que s’il faut commencer par les Julius, il faut aussi lire les autres titres. Tout ! Ou presque, pour l’instant je cherche encore ce qui pourrait être en deçà dans son œuvre. Dites-moi si vous trouvez.

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